Les atouts touristiques


SITES NATURELS

La commune de Dassa-Zoumè dispose de plusieurs sites naturels à valeur touristique. Au nombre de ceux-ci, on peut citer la Colline Oké égnité, la colline Amagbékpa, les puits suspendus, la lionne couchée de Miniffi, les forêts sacrées des Omondjagou, les signes géomancies de la colline Agbanou, la marre aux hippopotames, la colline poisson, etc.

Colline Amagbékpa

Elle est située dans la colline Amagbékpa au nord de la colline Oké-égnité et près de la forêt Omondjagou, cette grotte abritait en temps de guerre les habitants de Dassa ainsi que les guerriers. Les guerres des années 1800 déclenchées par le roi Ghézo du royaume d’Abomey et ses descendants immédiats, Glèlè et Béhanzin avaient été menés contre plusieurs royaumes y compris celui de Dassa-Zoumè. En effet, motivé par les profits générés par le trafic des esclaves, le royaume d’Abomey fit d’incessantes razzias sur des royaumes sur lesquels il n’avait aucune souveraineté ou avec lesquels il n’avait signé aucun traité d’amitié. La planche 15 donnent une vue de ces différentes grottes aux refuges.


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Planche : Image souvenir de la résistance des guerriers         Prise de vue : AFFORA, octobre 2012

Colline «lionne couchée» de Miniffi  

Située à 15 m environ du chef-lieu de Dassa-Zoumè, cette colline est très imposante au beau milieu de la vaste plaine abritant le village Miniffi. Bien visible à 3 km, ce massif rocheux trouve son appellation dans la ressemblance avec la morphologie de l’animal, en l’occurrence le thorax bien développé chez le mâle et rétréci chez la femelle. On remarque ici l’allure d’une lionne affaissée en position d’attaque. La végétation qui l’entoure lui confère son caractère naturel.


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Planche : vue partielle de la Colline «Lionne couchée» de Miniffi dans l’arrondissement de Soclogbo            Prise de vue AFFORA, avril 2017

« Géomanciens » D’Agbanou

Située à 6 km au nord-est de Dassa-Zoumè dans le village de Loulè à 3 km de Moudja, la colline aux signes géomanciens d’Agbanou sous le règne de Djagou Adjiboyé Akpado, 7ème roi de Dassa-Zoumè (1629 -1642), a connu un grand rayonnement. Cette colline porte des marques naturelles visibles qui seraient des signes géomanciens ayant des sens depuis l’époque des premiers souverains d’Igbo Idaatcha. C’était, disait le chef du village de Moudja : «le symbole d’horoscope sous les princes Omondjagou». Elle a été pendant longtemps sous le règne de Djagou Adjiboyé, un centre de formation à la pratique du «Fâ», une science exacte que les Idaasha ont toujours considérée comme une divinité. La géomancie étant l’ensemble des signes divinatoires que le prêtre du «Fà» interprète pour celui ou celle qui veut connaître ce qui l’avait marqué à propos de tel ou tel évènement survenu dans sa vie ou de celle de ses proches.


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Planche : vue partielle de la géomancie sur la colline Agbanou dans le village Loulè                   Prise de vue : AFFORA, avril 2017

Place de Fragbah de Kpingni

L’emplacement de la divinité Orishakpata (Sakpata en fon) est un bloc des collines soigneusement disposé par la nature qui s’avance en surplomb, donnant l’impression qu’elle va s’écrouler. L’histoire de la divinité Orishakpata a commencé avec l’apparition d’une fée, un esprit en femme très belle. Elle apparait tous les jours pour sécher les vêtements, les pagnes et autres objets d’arts très jolis. Ce temple a été identifié comme un patrimoine mondial de l’UNESCO (DDCAT-ZOU-Colline).


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Planche : Observé la superposition des collines dont celle supérieure à la forme du continent africain. Elle abrite siège mondiale du sakpata              Prise de vue : AFFORA, avril 2017

Mare aux hippopotames

Partant du centre-ville de Dassa-Zoumè vers le fleuve Ouémé situé à l’Est après 30 km environ du centre-ville nous laisse voir au passage, un paysage vert où l’on entend que les chants des oiseaux, suivi de la mare aux hippopotames.  A 4 km du fleuve, c’est l’air pur de la campagne qui vous fait oublier les bruits assourdissants des grandes villes et la pollution quotidienne. L’observation des hippopotames n’est possible qu’en saison des basses eaux, mais il est possible aussi de les voir en période de hautes eaux après avoir parcouru 1500 m environ le long du fleuve.


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Planche : Mare aux hippopotames de Bètècoucou         Prise de vue : AFFORA, Avril 2017

Forêt sacrée CPN les papillons

Le centre CPN les Papillons de Camaté vise la restauration, la valorisation et la préservation des richesses naturelles et culturelles des communes de Glazoué et de Dassa-Zoumè. CPN les Papillons fait promouvoir aussi bien l’assainissement du cadre de vie, l’aménagement d’espaces, le reboisement, l’élevage et le jardinage biologique, (Voir la planche).


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Planche : vue partielle du centre CPN les papillons de Camaté       Prise de vue : AFFORA, Août 2017

Grenier prison du 4eme roi à Yaka

La plupart des touristes qui viennent dans la commune de Dassa-Zoumè passent d’abord par la cour royale puis le grenier prison à Yaka sur la colline Oké-égnité. Le grenier prison, un réservoir en terre pétrie à base large et au sommet rétréci recouvert de pailles a, selon l’un des ministres de l’actuel roi de Dassa-Zoumè, une histoire curieuse (Hessou, 2007).

En effet, au nombre des vingt-six rois qu’a connu le pays des 41 collines, le 4ème souverain, Jagou Ogoudou Atindilè eut le plus long règne (plus d’un siècle et demi). Ce record à la tête du royaume finit par le rendre inefficace et impopulaire au point où son successeur Jagou Alamou Obalyca l’évinça et le fit prisonnier dans un grenier vers 1593. Ayant un amour de compassion pour son père, sa fille Lysa troua le grenier avec un objet métallique et apportait quotidiennement de la bouillie à son père afin qu’il survécût. Un soir, le roi interdit à sa fille de lui amener de la bouillie. Sa fille ne comprenant rien de son vieux, se mit à pleurer et demeura dans un  état de tristesse totale. Le lendemain, le vieux Ogoudou se transforma en un boa énorme à la tête d’homme puis fendit le grenier et sortit par un trou situé à 20 m du grenier avant de s’évader. Il rampa ensuite sur la colline dite “Oké-égnité“ et redescendit de ce lieu pour rentrer dans l’actuelle forêt des Omondjagou où l’on le trouva enroulé sur lui-même. C’est pourquoi, il existe de nos jours la nécessité de faire passer tout Omondjagou mort sur la totalité du trajet effectué par le boa avant de l’enterrer dans l’actuelle forêt des Omondjagou (OWOSSA, ministre de l’actuel roi). Quant au boa, il disparut après et de temps en temps, cette réapparition se passe encore aujourd’hui.

Les rituels sont faits, en lieu et place du trou par lequel se puissant roi des Omondjagou est sorti, pour célébrer la mémoire de ce roi. C’est à côté de grenier que tous les rituels des Omondjagou se font tous les ans. Le fonctionnement de la dynastie Omondjagou fonctionne comme au camp où il faut évoluer en grade. Chaque fois et toutes les fois qu’on doit donner de grade à un fils de la dynastie après les décès de son père bien sûr, c’est à l’intérieur de la case collée au grenier que les rituels se font.


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Planche : vue partielle du Grenier-prison du 4 ème roi Jagou Ogoudou au palais royal          Prise de vue : AFFORA, Avril 2017

Musée yaka

La commune de Dassa-Zoumè possède un musée qui renferme des objets rares qui sont des témoins de l’histoire riche de la région et ses environs. Dans ce musée, se décident les grandes stratégies de lutte contre l’envahisseur. C’est également là que les objets les plus précieux sont conservés, le royaume du Danxomè lors de sa conquête ne laissait rien sur son passage. Ces objets servent du coup, de témoignage pour les dignitaires en ce sens qu’ils ont servi d’instruments de bataille aux sanglants combats contre le royaume du Danxomè. Le chef traditionnel des Omondjagou (OGAN), gardien du musée et des lieux sacrés a autorisé la prise des vues.


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Planche : vue des objets retrouvés dans le musée à yaka                                  Prise de vue : AFFORA, avril 2017

OJA ERU

OJA ERU veut dire en langue Idaasha le marché des esclaves. En quête d’expansion territoriale et de captifs de guerre, l’armée de Danxomè commença à attaquer Idaasha (Dassa) à partir du règne du monarque danxoméen AGONGLO (1789-1797). Lors de ces attaques, les populations locales se refugiaient sur les collines. Tous ceux qui n’y partaient pas étaient systématiquement Razziés et regroupés ici à OJA ERU (marché des esclaves). Ils y étaient menottés pour être acheminés vers Abomey où ils étaient triés en esclaves à vendre, épouses des princes et dignitaires, artisans, sacrifices humains, artistes, producteurs agricoles, etc. OJA ERU abrite de nos jours un marché de nuit en signe de la vente nocturne ou échanges des esclaves (Source orale, OGAN). Une quinzaine (15) de femmes occupe l’esplanade des baraques pour la vente de divers objets. Elles payent les droits de place à la mairie de Dassa-Zoumè. Certains touristes demandent à aller faire des emplettes au marché.


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Planche : vue partielle du lieu de vente des esclaves appelé OJA ERU en langue Idaasha                                                                                                                           Prise de vue : AFFORA, Avril 2017

Colline d’Ayédero « Angola »

Située en plein cœur de Dassa-Zoumè II et faisant face à l’hôpital de zone, cette colline garde toujours les habitations des colons de couleur blanche que les autochtones appellent communément «Angola» à cause de son rôle après le départ des colons. Ce nom lui a été donné à cause de l’engagement du Bénin de mener une lutte anti sorcière en s’inspirant de l’expérience de l’Angola. Ces deux maisons, après avoir servi aux colons lors des résistances coloniales du «Pays des 41 Collines» face à l’impérialisme européen, ont contribué énormément plus tard aux affres de la révolution qui a démarré le 26 Octobre 1972 au Bénin.


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Planche : vue partielle de la prison destinée aux sorciers    Prise de vue : AFFORA, octobre2012

SITES RELIGIEUX

Grotte mariale d’Arigbo

Elle est située au pied de la colline Oké-égnité, dans sa partie Ouest. Elle est un lieu de pèlerinage à l’image de celle de Lourdes en France. Ce haut lieu du culte catholique a été identifié et aménagé par quelques dignitaires catholiques (Hessou, 2007). En effet, l’histoire de la naissance de la grotte mariale  remonte à l’arrivée des missionnaires européens en Afrique et au Dahomey en particulier qui, dans leur plan de christianisation des populations du Dahomey, appuyés par la conférence épiscopale avaient décidé de matérialiser leur présence à l’intérieur du pays. Cette place a été accordée par le 23ème roi Jagou Adjikin Akin Oyè Otétan (1890-1925) ainsi que la place qui abrite la cathédrale de Dassa-Zoumè à ces missionnaires pour témoigner de la symbiose religieuse qui prévaut dans la région. Ce site a connu son 1er pèlerinage inaugural le 11 février 1954 (Hessou, 2007).


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Planche : Vue du sanctuaire marial et Excavation rocheuse abritant la Vierge MariePrise de vue : AFFORA, Avril 2017

Grotte mariale de Gomé

Elle est située au pied de la colline noire, dans sa partie Ouest. Au cœur du chef-lieu d’arrondissement de Gomé, il accueille les pèlerins (chrétiens catholiques) le huitième jour après la célébration de la grotte mariale de notre dame d’Arigbo de Dassa-Zoumè. Elle est un lieu de pèlerinage à l’image de celle de Dassa-Zoumè. Ce haut lieu du culte catholique a été identifié et aménagé par quelques dignitaires catholiques, (Voir la planche).


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Planche  : vue partielle de la grotte Mariale de Gomé   Prise de vue : AFFORA, août 2017

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