Histoire

Typologie des habitats

D’une manière générale, la construction des habitats consiste à monter des murs en terre. Cette pratique est notée chez 72,31 % des ménages tandis que 19,33 % de logements sont fait de murs en briques de ciment. Le type semi dur représente 5,49 % des différents types de murs de la commune (Affora, 2013). L’administrateur colonial d’alors fait une description pittoresque du pays Idaatcha en janvier 1906. En effet, disait-il les villages Idaatcha sont situés aux sommets des hauteurs. Le village Camaté à Tchakaloké (qui était dans le patrimoine de Dassa-Zoumè avant la création de la commune de Glazoué) est dans une position à peu près inaccessible (Anignikin, 2004). Les cases de Dassa-Zoumè s’étagent depuis la plaine jusqu’à une quinzaine de mètres de hauteurs avec ses murailles d’épines et la succession des portes étroites destinées  à éviter les surprises des bandes de pillards et favoriser les résistances des habitats. Actuellement, certaines formes de ces habitations subsistent encore dans les quartiers traditionnels situés au pied des roches malgré l’avènement de celles en matériaux définitifs. La photo 3 présente quelques maisons construites depuis la plaine jusqu’à une trentaine de mètres à Agbégbé sur le prolongement de la colline Oké-égnité. Mais,  il est à signaler que les risques d’éboulements sont prévisibles à cause des éventuelles pluies violentes capables de déplacer les rochers qui servent de fondations. En un mot, le peuplement de Dassa-Zoumè apparaît comme l’aboutissement d’un long processus socio-historique ayant conduit les populations vers le site actuel de la commune (colline Oké-égnité).

 

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