Historique du peuplement de la commune de Glazoué

Gbominan, appelé aujourd’hui Glazoué était une ferme de Zaffé. C’est une cité de création récente. Zone de forte production agricole, Glazoué attirait non seulement des producteurs en quête de terre fertile, mais aussi les commerçants. Ainsi, Monsieur GOMINA, premier commerçant de la zone avait construit une paillote pour mener ses activités. Cette paillote étant devenue un repère pour tout le monde, les gens ne tardent pas à dire :

  • N’lèko li ti gominan (je vais chez gominan) ;
  • Lagbé gominan (à côté de gominan).

Ce lieu est alors devenu Gbominan par déformation de GOMINA. Gbominan est devenu Glazoué avec la création d’un arrêt-train. En effet, Monsieur GOMEZ surnommé Djanta (lion) par ses collègues, retraités de l’OCBN, usa de ses relations pour la création de cet arrêt-train. Initialement installé à Hlasoe (à trois kilomètres de Glazoué), Monsieur GOMEZ voulait que l’arrêt-train (la gare) soit dans cette localité et avait donc misé sur la demande Hlasoe. Des études réalisées par les responsables de l’OCBN, il ressort que Gbominan est mieux indiqué pour l’arrêt-train. Ainsi, malgré que cet arrêt ne soit plus à HLASOE, le nom n’a plus disparu. C’est ainsi que par déformation il est devenu Glazoué au lieu de Gbominan. Quand bien même le colon l’a transformé par la suite en Glazoué, le nom Gbominan est toujours employé par plus de 90 % de la population. Gbominan (Glazoué) a connu une évolution remarquable grâce à Monsieur GOMEZ Djanta. En dehors de l’arrêt-train devenu par la suite gare OCBN, il a appuyé fortement l’initiative des Idaasha dans la création de leur marché à Glazoué, suite à un incident survenu dans le marché d’Agouagon. C’est ce marché qui est devenu par la suite international et qui fait la fierté de tous. La fertilité des sols et la présence du marché ont favorisé l’émigration jusqu’en 1978 où le territoire national a été reconstitué. Ainsi, par décret 78-365 du 30 décembre 1978, le District de Glazoué a été créé avec pour chef-lieu Glazoué. Ce District est composé d’une part, d’anciens villages de la Sous-préfecture de Savalou (Ouèdèmè, Aklampa, …) et aussi d’anciens villages de la Sous-préfecture de Dassa-Zoumé (Sokponta, Gomé, …) d’autre part. Avec ce nouvel attribut de chef-lieu de District, Glazoué a bénéficié d’un certain nombre de réformes et d’infrastructures qui ont considérablement modifié son territoire (Akpinfa, 2006). Les Yorouba venus d’Oyo (Nigeria), se sont installés à Igbo n’la dans la commune de Dassa-Zoumè avant de migrer vers le Sud du territoire tandis que les Mahi venus de Tado (Togo) sont composés de deux branches. L’une installée à Thio et Agouagon, venue du pays Agonli et l’autre implantée, dans les arrondissements de Ouèdèmè, Aklampa et Assanté, est venue directement de Cana avec une partie qui a pris par Savalou. Ainsi, nous abordons l’approche méthodologique de cette recherche. La commune de Glazoué est un territoire à caractère rural. Le relief est marqué par la présence des collines par endroits (Sokponta, Gomé, Thio, Ouèdèmè, Assanté et Aklampa) (Adam et Boko, 2003). Le relief est marqué par la présence de plateaux (200 à 300 m), dominés par des collines par endroits (Sokponta, Gomé, Camaté, Tankossi, Tchatchégou, Thio, Ouèdèmè, Assanté et Aklampa) ; ce qui constitue des atouts touristiques. L’hydrographie est constituée d’une part, d’un important cours d’eau qu’est le fleuve Ouémé qui arrose la commune au niveau des villages d’Aklampa, de Béthel, Riffo et une partie de l’arrondissement de Zaffé et d’autre part de petits cours d’eau locaux (Adoué, Kotobo, Trantran, Tehoui, Antadji, Tchololoé,…) qui favorisent le développement du maraîchage de contre saison et les activités de pêche artisanale (ST/MGl, 2017). De plus, on rencontre dans quelques villages de la commune, un certain nombre de bas-fonds fertiles. Le caractère des sols permet la perméabilité et la disponibilité de l’eau pour les populations. Les sols ferrugineux tropicaux sur socle cristallin se rencontrent dans la majeure partie de la commune de Glazoué. On distingue par endroit des vertisols adaptés à la culture du coton et du maïs, des sols hydromorphes et les dépressions adaptées aux cultures maraîchères et à la culture du riz. Les bas-fonds les plus importants sont ceux de Magoumi, Haya, Kpakpaza, Sowé I, Sowé II, Sokponta, Gomé, Houala, Oguirin, Yawa, Ouèdèmè, Aklampa et Assanté. Considérant la superficie totale de la commune, la pénéplaine occupe 85 % les bas-fonds 14 % et les collines occupent 1 % (Togbénou, 1990) cité par Adidéhou (2005). Hormis les sommets, le relief de la commune offre d’importantes superficies cultivables. Les sols ferrugineuxsont de type tropical sur socle cristallin aux caractéristiques très variables. Ces sols ferrugineux sont nuancés quelque peu par des caractéristiques particulières (Adidéhou, 2005) :

  • les sols ferrugineux lessivés à concrétions sur roches cristallines ;
  • les sols ferrugineux lessivés à Pseudo-Gley et à concrétions.

Ces sols sont caractérisés par :

  • les sols sablonneux blancs propices à la culture du manioc, du voandzou et de l’arachide ;
  • les sols hydromorphes, propices à la culture de l’igname, du riz et les cultures maraîchères ;
  • les sols sablonneux noirs que l’on rencontre par endroits et qui sont propices à toutes les cultures ;
  • Les sols caillouteux qui sont généralement pauvres.

Végétation et faune 

La végétation de la commune de Glazoué est constituée des formations naturelles (forêt riveraine, forêt galerie, forêt dense sèche, forêt claire, savane boisée, arborée et arbustive et des savanes saxicoles) et des plantations de tecks. Les forêts riveraines et les galeries forestières le long des cours d’eau subissent de fortes pressions ainsi que les forêts denses et sèches et les savanes pour des fins agricoles et exploitations forestières (culture du coton et d’igname surtout, fourrage aérien recherché par les éleveurs transhumants,…) (Adjidome, 2010). Les espèces ligneuses rencontrées fréquemment dans la commune sont entre autres : Adansonia digitata (Baobab) (egi oshè), Afzelia africana (Kpotché), Parkia biglobosa (néré) (Egiigbà en Iddaasha), Terminalia africana (Adjè kofoulé en Iddaasha), Anogeissus leiocarpus (Ayin en Iddaasha), Khaya senegalensis (Otrin bombom en Iddaasha), Milicia excilsa (Iroko en Iddaasha), et les herbacées comme Tridax procumbus (Assoungbè) et Andropogon gayanus (Bètè oguidan en Iddaasha) (Adjidome, 2010). La forte pression sur les ressources forestières à d’effet sur la faune. Celle-ci est en régression et composée essentiellement de petits ruminants : rats, agoutis, gibiers, reptiles et antilopes. L’exploitation forestière est une activité qui a pris de l’ampleur ces dernières années dans la commune. Cette diversité donne une beauté extraodinaire à la ville. Ce qui attire les touristes.

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